Définition d'une secte
Un mot à peu près impossible à définir avec exactitude. D'une façon générale, c'est un groupe totalitaire dans lequel le fondateur est celui qui sait tout, sans autre preuve que sa parole. Ses dirigeants jouissent de la vie et les adeptes travaillent, exploités comme des esclaves au mépris de toute législation sociale, quand ce n'est pas dans la misère psychologique. Conséquences: familles brisées ou dépouillées, jeunes vies ruinées, suicides parfois atroces, délabrement psychique... Le message généralement proposé dénonce les valeurs fondamentales de la civilisation moderne: esprit critique, tolérance, respect de la personne humaine, liberté démocratique, croyance en la volonté individuelle, l'initiative, l'action, le progrès.Quelle est la différence entre une secte et une religion ?
Cette question est fondamentale, car nous assistons aujourd'hui à une véritable conclusion, à des amalgames ou à des généralisations volontairement entretenus, parfois des accusations. Quelques exemples:- " Les 'nouveaux mouvements religieux' c'est le terme préféré de manière très générale à celui de 'secte' généralement péjoratif et de maniement délicat "
- " En Occident, le mot 'secte' a pris un sens péjoratif. Les spécialistes préfèrent parler de 'nouveaux mouvements religieux' ".
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" Désigner un groupe du nom de 'secte' est péjoratif, c'est porter sur lui un jugement défavorable, négatif ".
Les Sectes sous le masque religieux
Les " Sectes sectaires " ont bien compris l'intérêt de cette ambiguïté des termes et l'utilité de se présenter comme des " religions ", y compris celles qui, au départ faisaient ouvertement profession d'athéisme. D'autant plus qu'elles espèrent ainsi obtenir certains avantages fiscaux ou juridiques réservés aux associations cultuelles. En se parant indûment d'un masque religieux, elles entendent donner d'elles-mêmes une image d'honorabilité et de respectabilité. Redoutant plus que tout que leur soit appliqué le vocable désormais si péjoratif de " secte ", elles veulent être appelées " religions ", " églises ", " nouveaux mouvements religieux ". Céder à cette demande serait une erreur grave qui contribuerait à entretenir la confusion, car il est clair qu'il existe des sectes qui ne sont pas des religions, des religions ou des nouveaux mouvements religieux qui ne sont pas des sectes, et que des vieilles religions peuvent devenir des sectes.Enfin pour se protéger contre toute accusation, il ne restait plus qu'à invoquer le motif de discrimination en matière religieuse et se déclarer des religions ou des philosophies minoritaires persécutées, victimes de l'intolérance et du mépris.
Dans sa communication au Congrès de Barcelone (25 avril 1993), Alain Vivien, ancien ministre, chargé, en 1981, du rapport sur les " Sectes en France " soulignait " que dans leur immense majorité, les sectes placent leurs objectifs sous l'égide du sentiment religieux. Cet affichage permet de protéger ainsi sous un rideau de fumée la banale exploitation de l'homme par l'homme dissimulée sous les notions incontestables de la liberté de pensée, de croyance ou d'association. Il permet aussi à ces sectes de revendiquer de la part des pouvoirs publics un traitement similaire à celui dont jouissent les confessions (qu'elles soient largement répandues ou encore minoritaires) qui se refusent à utiliser des méthodes d'endoctrinement destructives et récusent l'emploi des méthodes de manipulation. Enfin, l'objectif religieux déclaré permet aux sectes de retourner contre leurs adversaires les arguments qu'ils leur opposent : si vous dénoncez mes méthodes, vous me persécutez, c'est vous qui êtes sectaires ... "
Il convient donc de préciser ce que l'on entend communément par "secte".
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